- "Je peins. La vie circule partout et les cellules s'agitent. Le corps est crispé, il semble subir, il est contraint. L'esprit lui dicte des gestes qu'il répète instinctivement. Alors, l'esprit délègue petit à petit son pouvoir au corps qui n'a plus qu'à croire en sa capacité d'expression. Si l'esprit a des idées noires, le corps se soumet et vit sans sourire. Puis, le geste se libère et le corps se relève. Un court instant de victoire, une brève respiration. Le corps quitte les lois de l'esprit et s'exprime enfin.

Je ne peins pas ce que je vois ni ce que je comprends. Je ne peins pas les gens ou encore les paysages. Je libère les lumières, les mouvements, les sensations, les émotions et les rencontres. Je sculpte du temps. Je distille la réalité."

 

 

 

          Nicolas Bijakowski est né en 1997, il a grandi et il vit à Paris. Son intérêt pour la pratique plastique s'est rapidement installé et enrichi au rythme de ses rencontres et voyages.

Son travail se nourrit de la curieuse ambivalence de la relation entre les humains et leur monde, à la fois essentielle et profondément détachée. Ayant grandi entre l'effervescence urbaine parisienne et la pleine nature creusoise, il utilise aujourd'hui comme objet d'étude ces sentiments que le monde entretient avec lui-même, entre joie d'exister et peur de disparaître. Ainsi, une certaine violence habite parfois son travail : explosions visuelles et images agressives du monde vu à travers le filtre des médias.

 

Issu d'une immigration polonaise d'après guerre, Nicolas a toujours été en recherche de réponses quant à la complexité des relations familiales, des déchirements et rassemblements qu'elles font vivre et que l'on voit éclore dans ses dessins.

Il poursuit sa quête d'un paysage idéal, d'un l'endroit où résiderait l'origine et l'essence de nos existences. Un lieu qu'il s'imagine paisible, ressourçant, et qu'il exprime par le noir, qui comme lui, ne connaît pas de fin.

 

                                                                             

 

                                                                            - "L'art peut se faire monologue ou dialogue quand les mots manquent."

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